EXCLUSIVITÉ - Édifié à la fin de la Renaissance dans l’Agenais, ce château de brique et de pierre domine la vallée de la Garonne. Il a conservé l’essentiel de son architecture d’origine, notamment son remarquable escalier d’honneur et quelques éléments singuliers de son décor intérieur de la fin du XVIIe siècle. Quatre siècles plus tard, il attend un nouveau propriétaire pour écrire la suite de son histoire.
Le domaine s’étend sur 5 hectares, dont 4 hectares de terres agricoles exploitées. L’ensemble bâti comprend la partie seigneuriale du château, surplombant une terrasse orientée à l’est, et un châtelet d’entrée autrefois muni d’un pont-levis.
À l’étage noble, près de 500 m² de pièces de réception se succèdent en enfilade : une ancienne grande salle de 160 m², deux anciens salons de 80 m² chacun et deux pièces de 40 m² aménagées dans les pavillons d’angle. Au centre de la composition, l’escalier d’honneur mène à un sous-sol complet, entièrement voûté, tandis que l’étage supérieur comprend une pièce non aménagée. Un logement attenant offre également une partie habitable d’environ 50 m².
L’histoire de ce château commence à la fin du XIIIe siècle, lorsqu’une place forte est érigée sur un promontoire afin de contrôler la vallée. Le territoire passe successivement sous domination anglaise et française jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans.
À la fin du XVIe siècle, la forteresse est démantelée pour laisser place à une résidence d’apparat plus confortable. Cette ambitieuse construction seigneuriale, caractéristique du règne d’Henri IV, se distingue par son architecture maniériste : fenêtres à meneaux encadrées de pierres en bossage taillées en pointe de diamant, symétrie rigoureuse et composition savante.
Sous le règne de Louis XIV, les terres sont érigées en marquisat et le château reçoit un décor intérieur d’un grand raffinement. Quelques vestiges nous en sont parvenus, notamment une cheminée à hotte sculptée et un plafond voûté peint d’une fresque représentant la déesse Flore, attribuée à l’école de Nicolas Poussin.
Saisi sous la Révolution, le château est oublié jusqu’en 1818, lorsqu’une campagne de démolition est entreprise. Heureusement interrompue, celle-ci n’emporte que le dernier niveau. Au XIXe siècle, l’ancienne résidence seigneuriale sert même de séchoir à tabac.
Aujourd’hui, le château attend une restauration d’envergure. Ses volumes, ses hauteurs sous plafond, son escalier monumental et les vestiges de ses décors témoignent encore de sa période d’apogée. Son architecture gracieuse et ordonnée offre une remarquable matière à un projet de renaissance, qu’il s’agisse d’une résidence privée ou d’un autre usage compatible avec les lieux.
Vous êtes inspiré et prêt à découvrir ce château ? Nous serons heureux de vous présenter son architecture, son histoire et les possibilités de restauration qu’il offre, et de vous révéler quelques-uns de ses secrets.